Les différentes races de trotteurs

Le trotteur français est une des 4 races de trotteurs qui existent sur la planète, avec le trotteur Orlov ou Orloff, le trotteur américain dénommé Standardbred, et le Kallblod.

L’Orlov a reçu son nom en mémoire du Comte Orloff de Tchema qui en a assuré la production et la reproduction à partir de 1777 au sein de son haras de Khrenovoi en Russie. L’étalon considéré comme fondateur de la race est Bars I qui descend d’un mâle arabe nommé Smetanka et d’une jument danoise. Bars I et ses descendants furent croisés avec des juments de race arabe, hollandaise, danoise, anglaise. A l’époque, on introduisit  également à plusieurs reprises du sang Pur-Sang et Arabe et le Stud-Book fut créé en 1865.

Le trotteur américain ou Standardbred est issu du Pur-Sang Anglais. On considère que le fondateur de la race est l’étalon Pur-Sang Messenger, lui-même issu d’une lignée menant à Darley Arabian l’un des 3 point d’ancrage initiaux avec Bierley Turk et Godolphin Arabian.
Messenger fît la monte pendant de longues années, engendrant à la fois trotteurs et galopeurs en étant croisé avec des juments indigènes, notamment des Morgan et des Canadian. Un des fils de Messenger, Mambrino (1806) donnera Abdallah 1, lui-même donnant naissance à Hambletonian 10, un étalon très consanguin sur Messenger. Hambletonian mourût en 1876 à l’âge de 27 ans après avoir donné naissance à plus de 1300 trotteurs.

Tous les trotteurs américains actuels descendent en lignée mâle de cet Hambletonian 10. En 1903, un de ses descendants Lou Dillon, âgé de 5 ans trottera 1’13 ’’8 sur 1600 m. (à comparer avec les réductions actuelles obtenues avec du matériel certainement plus léger et sur des revêtements de pistes plus propices à la vitesse).

Aux Etats-Unis, les les premières courses officielles de trot attelé eurent lieu en 1818 et le stud-book fût ouvert en 1871.

En France, la souche mâle d’Hambletonian est à l’origine de plusieurs lignées : celle de Quo Vadis, celles de Kairos et Ogaden par l’intermédiaire de l’embranchement George Wilkes. Suite